Étude sur les marques de qualité en Türkiye
À propos de l’étude
Cette étude mesure ce que les consommateurs entendent par « qualité », les critères selon lesquels ils l’évaluent, le supplément qu’ils sont prêts à payer et les marques qu’ils jugent de qualité dans chaque secteur. Les résultats montrent que, malgré le coût de la vie, les consommateurs ne renoncent pas à la qualité, qu’ils l’associent avant tout à la durabilité et qu’ils sont prêts à payer davantage pour un produit de qualité.
Principaux résultats
- La qualité est le facteur le plus déterminant dans le choix d’un produit ou d’un service (47,8 %), suivie du prix (41,5 %), de la notoriété de la marque (7 %) et du service après-vente (1,7 %). La qualité est « très importante » pour 54,3 % des répondants et « importante » pour 37,8 % ; la première proportion est plus élevée chez les hommes (58,1 %) que chez les femmes (50,7 %).
- La durabilité est le meilleur indicateur de qualité (47,8 %), suivie des matériaux du produit (34 %) ; l’histoire d’une marque est le meilleur indicateur de sa qualité (48,5 %). L’attention portée à la qualité est particulièrement forte pour les produits technologiques (38,7 %) et l’alimentation (30,2 %).
- La moitié des participants considère qu’un prix élevé reflète « parfois » la qualité ; 73,5 % pensent qu’un produit peut être à la fois bon marché et de qualité. 81,2 % sont prêts à payer davantage pour la qualité, en priorité pour l’alimentation (39,7 % pourraient payer jusqu’à 20 % de plus).
- Les produits nationaux sont jugés de qualité par 59,2 % des répondants (47,2 % les trouvent de qualité et 12 % de très bonne qualité) ; cette proportion atteint 65 % pour les produits étrangers. Par pays, les produits allemands sont considérés comme les meilleurs (69,7 %), devant ceux du Japon (34,3 %), des États-Unis (34,2 %) et de la Türkiye (24,5 %).
- Les marques citées comme leaders de la qualité par secteur sont Burger King dans la restauration rapide (43,3 %), Zara dans l’habillement féminin (29,8 %), adidas pour les chaussures et les sacs (45,7 %), Kiğılı dans l’habillement masculin (34,7 %), Arçelik pour le gros électroménager (62,5 %), OMO pour les lessives (57,3 %), Lenovo pour les ordinateurs (36,3 %), Ülker (43,7 %) et Eti (43,2 %) dans l’alimentation, Migros pour les supermarchés (70,3 %), Gratis pour les soins personnels (24,7 %) et İstikbal pour le mobilier (39,4 %).
Méthodologie
L’étude a été réalisée en ligne en octobre 2024 ; 600 entretiens ont été menés, avec un niveau de confiance de 94 % et une marge d’erreur de 4 %. La représentativité de la Türkiye, la répartition régionale NUTS1 et les quotas d’âge ont été pris en compte ; 49,6 % des participants étaient des hommes et 50,4 % des femmes.
Analyse d’Ertan Aksoy (synthèse)
Selon Ertan Aksoy, le contexte inflationniste qui perdure depuis 2018 pousse les consommateurs à adopter un comportement de plus en plus rationnel ; le potentiel des produits offrant un bon rapport qualité-prix augmente, tandis que la perception de la qualité reste associée à la durabilité. Pour les consommateurs, la qualité consiste à accéder au produit le plus durable que leurs moyens permettent d’acheter, plutôt qu’à acquérir ce qui se fait de mieux. Il explique la priorité donnée à la technologie sur l’alimentation par la dépendance aux écrans, et la confiance croissante envers les produits nationaux par la production tournée vers l’exportation et la montée du nationalisme ; il souligne que les produits chinois offrant un bon rapport qualité-prix ébranlent le présupposé selon lequel « ce qui est cher est de qualité ».
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Date de compilation de la synthèse :
